À l’approche du départ de Filippo Grandi, l’ONU se prépare à choisir un nouveau Haut-Commissaire pour les réfugiés dans un contexte financier et politique tendu.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) traverse une période critique. Après près de dix ans à la tête de l’agence, Filippo Grandi quittera ses fonctions à la fin de l’année 2025, laissant derrière lui une organisation confrontée à la plus grave crise financière de son histoire et à un nombre record de 122 millions de personnes déplacées dans le monde.
La réduction budgétaire annoncée, évaluée à 20 % pour l’année prochaine, a déjà entraîné la suppression d’environ 5 000 postes, y compris au siège à Genève. Cette situation laisse le HCR à la peine pour couvrir la moitié de son budget 2025, accentuant la pression sur le futur dirigeant.
Le processus de succession est en cours. L’Assemblée générale de l’ONU devrait élire le prochain Haut-Commissaire en novembre 2025, sur proposition du secrétaire général António Guterres. Plusieurs personnalités sont pressenties pour ce poste stratégique, dont Christine Schraner Burgener, actuelle cheffe du Secrétariat d’État aux migrations de la Suisse, qui a confirmé son intérêt pour la fonction.
Le futur Haut-Commissaire aura la responsabilité délicate de gérer une agence marquée par des défis financiers, des tensions politiques croissantes et la nécessité de protéger des millions de réfugiés dans un monde en crise. Sa mission sera de restaurer la stabilité financière du HCR, de renforcer la confiance des États membres et d’assurer la continuité des programmes humanitaires vitaux.
Face à cette conjoncture, le choix du successeur de Filippo Grandi apparaît déterminant pour l’avenir de l’organisation et pour la protection internationale des réfugiés, alors que le monde fait face à une crise migratoire sans précédent.
La Rédaction

