Deux semaines après sa condamnation à mort par la justice militaire congolaise, Joseph Kabila réapparaît. L’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), reconnu coupable de « trahison » et de « crimes contre la paix » le 30 septembre dernier, a choisi Nairobi, au Kenya, pour renouer avec la scène politique. Selon plusieurs sources concordantes, il y aurait convié une série d’opposants majeurs du régime de Félix Tshisekedi pour un conclave politique prévu à partir du 14 octobre.
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Kabila, qui s’était fait rare depuis son départ du pouvoir en 2019, entend désormais peser à nouveau sur le jeu politique congolais. En décembre 2024 déjà, il avait échangé discrètement avec plusieurs leaders de l’opposition, dont Moïse Katumbi et Martin Fayulu. Cette fois, l’ancien chef d’État passe à l’étape supérieure, cherchant à rassembler les forces hostiles à Tshisekedi autour d’un projet commun.
D’après une source proche du dossier, le conclave de Nairobi aurait pour objectif de « rétablir une plateforme d’unité et de résistance », censée préparer le terrain à une alternance politique en RDC. Si la composition exacte des participants reste floue, plusieurs figures de l’opposition auraient déjà confirmé leur présence dans la capitale kényane.
À Kinshasa, la nouvelle fait l’effet d’un séisme. Les autorités dénoncent des « manœuvres de déstabilisation menées depuis l’étranger » et auraient demandé des explications officielles au gouvernement kenyan. Le camp présidentiel estime que Kabila, en fuite après sa condamnation, n’a « aucune légitimité pour se poser en alternative ».
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Mais pour certains analystes, cette initiative marque surtout le retour d’un homme qui n’a jamais réellement quitté le pouvoir. Malgré son exil et les accusations qui pèsent sur lui, Kabila conserve un réseau d’influence solide, particulièrement dans l’armée et les provinces du Katanga et du Nord-Kivu.
À quelques mois d’échéances électorales incertaines, cette rencontre pourrait rebattre les cartes d’une opposition fragmentée et redonner à Joseph Kabila un rôle central dans les équilibres politiques de la région. Une chose est sûre : l’ancien président congolais n’a pas dit son dernier mot.
La Rédaction

