À un mois du scrutin présidentiel du 25 octobre 2025 en Côte d’Ivoire, l’ancien chef d’État Laurent Gbagbo a choisi de ne soutenir aucun des cinq candidats validés par le Conseil constitutionnel. Sa porte-parole, Maître Habiba Touré, a confirmé cette position jeudi 18 septembre, après plusieurs jours de consultations avec d’autres figures de l’opposition dont les candidatures ont également été rejetées.
Une candidature invalidée et un choix assumé
Laurent Gbagbo, déclaré inéligible le 8 septembre, faisait partie des 55 personnalités écartées par le Conseil constitutionnel. Seuls cinq dossiers ont été retenus, parmi lesquels figurent le président sortant Alassane Ouattara, Jean-Louis Billon et Simone Ehivet, ex-épouse de Laurent Gbagbo.
Face à cette situation, une partie de l’opposition avait envisagé de se rassembler derrière un candidat commun. Mais l’idée a été abandonnée. « Les candidats retenus par le Conseil constitutionnel ne sont pas ceux investis par les grands partis politiques du pays », a déclaré Habiba Touré. « Dès lors, il n’y avait ni consensus, ni légitimité suffisante pour bâtir une telle stratégie. »
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Des actions « pacifiques et démocratiques »
Laurent Gbagbo appelle désormais ses partisans à mener des actions « pacifiques et démocratiques » pour exprimer leur opposition à un quatrième mandat d’Alassane Ouattara. « En validant un quatrième mandat anticonstitutionnel et en écartant 55 candidats, dont ceux des principaux partis d’opposition, c’est le principe d’égalité devant la loi qui a été foulé au pied », a ajouté sa porte-parole.
Le gouvernement, par la voix de son ministre porte-parole Amadou Coulibaly, a toutefois rappelé que les décisions du Conseil constitutionnel sont « sans recours » et que toute contestation tombe « sous le coup de la loi ».
Un climat politique sous tension
L’absence de consigne de vote de Laurent Gbagbo fragilise davantage une opposition déjà divisée, tandis que le camp présidentiel poursuit sa campagne. Dans ce contexte, le scrutin d’octobre s’annonce décisif pour l’avenir démocratique de la Côte d’Ivoire.
La Rédaction

