Alors que le deuxième Sommet mondial de la Coalition pour les repas scolaires vient de se tenir au Brésil les 18 et 19 septembre 2025, l’ONU salue des progrès historiques, tout en rappelant que des millions d’enfants restent privés de ces programmes essentiels.
Selon un rapport publié par le Programme alimentaire mondial (PAM), près de 80 millions d’enfants supplémentaires bénéficient de repas scolaires dans le cadre de programmes gouvernementaux depuis 2020, soit une hausse de 20 %. Le total mondial atteint désormais au moins 466 millions d’enfants, un chiffre qui illustre l’importance croissante de ces initiatives dans la lutte contre la pauvreté et pour l’accès à l’éducation.
Des avancées majeures dans les pays en développement
La croissance des programmes est particulièrement notable dans les pays en développement, avec une augmentation de 60 % en seulement deux ans. Le PAM souligne que ces réussites reposent sur l’engagement des gouvernements, qui constatent des « retombées positives considérables pour les petits exploitants agricoles et l’emploi local ».
« Les repas scolaires sont bien plus qu’une simple assiette de nourriture nutritive. Pour les enfants vulnérables, ils constituent un moyen de sortir de la pauvreté et d’accéder à un monde d’apprentissage et d’opportunités », a déclaré Cindy McCain, Directrice exécutive du PAM.
Zoom sur l’Afrique subsaharienne
En Afrique subsaharienne, le nombre d’enfants bénéficiant de repas scolaires a progressé de 30 %, passant de 66 millions en 2022 à 87 millions en 2024. Dans des pays comme le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, l’Eswatini, le Lesotho, la Namibie, le Rwanda et la Zambie, ces programmes sont principalement financés par les budgets nationaux.
D’autres pays, comme l’Éthiopie et le Burundi, ont doublé voire triplé leurs contributions depuis 2022, tout en continuant à recevoir un soutien externe. Cependant, de nombreux enfants en République démocratique du Congo, en Somalie et au Soudan du Sud restent privés de repas scolaires, en raison de financements nationaux insuffisants et de la baisse de l’aide internationale.
Un financement mondial en forte hausse
Le financement mondial des repas scolaires a plus que doublé en quatre ans, passant de 43 milliards de dollars en 2020 à 84 milliards en 2024, dont 99 % proviennent désormais de budgets nationaux. La croissance la plus rapide se concentre dans les pays membres de la Coalition pour les repas scolaires, un réseau regroupant plus de 100 gouvernements et six organismes régionaux, soutenu par plus de 140 partenaires.
Aujourd’hui, deux enfants sur trois bénéficiant de repas scolaires vivent dans des pays membres de la Coalition. Parallèlement, le nombre de pays ayant adopté des politiques nationales de repas scolaires a presque doublé depuis 2020, passant de 56 à 107.
Le rapport souligne ainsi que, malgré ces avancées remarquables, il reste un travail considérable à faire pour garantir que tous les enfants vulnérables aient accès à ce droit fondamental, essentiel pour leur développement et leur avenir.
La Rédaction

