Gaza, carrefour de civilisations depuis plusieurs millénaires, voit son héritage culturel disparaître sous les bombardements. Des sites romains aux mosquées médiévales, une grande partie du patrimoine de l’enclave palestinienne est gravement endommagée ou totalement détruite.
Avant le déclenchement du conflit, l’UNESCO répertoriait plusieurs centaines de monuments et sites historiques témoignant des passages des Cananéens, Égyptiens, Byzantins, Grecs, Juifs, Perses et Nabatéens. Le port antique d’Anthédon, l’église orthodoxe de Saint-Porphyre ou encore la grande mosquée de Gaza représentaient autant de traces vivantes de ces civilisations. Aujourd’hui, ces lieux emblématiques ont été touchés, certains irrémédiablement.

À lire aussi : L’art égyptien s’exile. Quand les créateurs suivent l’argent du Golfe
Les destructions ne se limitent pas aux sites archéologiques. Musées, bibliothèques et universités ont également subi d’importants dégâts. Des spécialistes parlent d’une attaque directe contre l’identité et la mémoire collective palestinienne, qualifiant ces pertes de véritable “mémoricide”. Chaque bâtiment historique abattu représente plus que des pierres : c’est une page de l’histoire de Gaza qui disparaît.
Parallèlement, certains projets internationaux envisagent la reconstruction de Gaza. Mais les plans évoqués par des instances américaines privilégient des infrastructures modernes, comme des villes intelligentes et des complexes touristiques, sans réelle protection du patrimoine historique, ce qui suscite de fortes inquiétudes parmi les spécialistes et la population locale.
La Rédaction

