Le Togo s’engage sur une nouvelle voie de transparence et de responsabilité. En août 2025, une mission du Fonds monétaire international (FMI) est attendue à Lomé pour réaliser un diagnostic approfondi de la gouvernance publique. Fait notable : cette évaluation a été sollicitée par les autorités togolaises elles-mêmes, dans le cadre de leur engagement volontaire au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). C’est une première dans l’espace francophone africain.
Objectifs de la mission
L’objectif de cette mission du FMI est double : identifier les faiblesses structurelles et proposer des réformes concrètes. Les axes de travail porteront notamment sur :
• La transparence budgétaire et la gestion des finances publiques ;
• Les pratiques en matière de marchés publics et d’attribution des contrats ;
• L’efficacité de la lutte contre la corruption ;
• Le renforcement de la redevabilité des institutions publiques.
Selon le ministère togolais de l’Économie et des Finances, les conclusions de cette mission devraient déboucher sur un plan d’action national d’ici la fin de l’année, avec publication d’un rapport complet.
Pourquoi ce diagnostic est stratégique
Ce diagnostic s’inscrit dans une volonté de renforcer la confiance :
• Des citoyens, qui demandent plus de clarté dans la gestion publique ;
• Des partenaires techniques et financiers, qui conditionnent souvent leurs appuis à des engagements forts en matière de bonne gouvernance ;
• Des investisseurs privés, pour qui la stabilité institutionnelle est un critère clé.
Ce processus pourrait aussi accélérer les réformes en cours, notamment dans les domaines fiscaux, judiciaires et institutionnels.
En prenant l’initiative de cette évaluation par le FMI, le Togo envoie un signal fort de souveraineté réformatrice. Il affirme sa volonté d’évoluer vers une gouvernance publique plus moderne, plus responsable et plus crédible. Une étape décisive pour consolider les bases d’un développement durable et inclusif.
La Rédaction

