Toutes les cinq secondes, un enfant est blessé, déplacé ou tué en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Tel est le cri d’alarme lancé par l’UNICEF dans son dernier rapport consacré aux conséquences dramatiques des conflits armés sur les plus jeunes.
Selon Edouard Beigbeder, directeur régional de l’UNICEF pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, près de 110 millions d’enfants vivent aujourd’hui dans des pays en guerre dans la région MENA(Middle East and North Africa). Ces enfants grandissent dans un climat de violence chronique, marqué par la destruction des maisons, des écoles et des hôpitaux.
Un bilan humain insoutenable
En moins de deux ans, plus de 12 millions d’enfants ont été déplacés, plus de 40 000 mutilés, et près de 20 000 ont perdu la vie dans des attaques ou bombardements. Ces chiffres glaçants traduisent une réalité quotidienne : les enfants deviennent les premières victimes d’un chaos géopolitique qui les dépasse.
Privés de sécurité, de stabilité, d’éducation et parfois même de nourriture, nombre d’entre eux sont marqués à vie sur le plan psychologique. Les services de santé mentale sont largement insuffisants pour faire face à cette détresse collective.
L’UNICEF appelle à une paix urgente
Dans ce contexte, l’UNICEF renouvelle son appel pressant aux parties prenantes pour un retour rapide à la paix, afin de préserver ce qu’il reste de l’enfance de millions de jeunes. « La violence perturbe presque tous les aspects de leur vie », a souligné l’organisation.
Mais cet appel s’accompagne d’un autre signal inquiétant : une baisse critique du financement international. L’agence onusienne prévoit une diminution de 20 à 25 % de ses fonds pour la région MENA d’ici 2026, soit environ 370 millions de dollars de moins pour les opérations humanitaires. Une coupe budgétaire qui menace de paralyser l’aide à des millions d’enfants vulnérables.
La Rédaction

