La campagne nationale de reboisement s’ouvre au Togo à partir du 1er juin, avec pour ambition de mettre en terre, ce jour-là, 2 millions de plants sur l’ensemble du territoire. Ce lancement symbolique donne le ton d’une opération d’envergure, portée par l’État et pensée comme un acte collectif de reconstruction écologique.
Forte d’un financement inédit de plus de 11 milliards de francs CFA, cette campagne 2025 marque un tournant dans la stratégie nationale de reboisement. Le pays s’engage résolument sur la voie de la restauration forestière, avec un objectif à long terme clair : planter un milliard d’arbres d’ici à 2030.
Mais au-delà des chiffres, le gouvernement veut insuffler une dynamique populaire. « Planter un arbre, c’est affirmer son patriotisme et sa responsabilité écologique », a déclaré le ministre de l’Environnement, Foli-Bazi Katari. Ce message s’adresse à tous : citoyens, élèves, collectivités locales, ONG, entreprises… Chaque Togolais est invité à prendre part à cette mission de survie et de transmission.
Pour cette année, près de 38 millions de plants sont déjà disponibles, toutes essences confondues, afin de couvrir 34 563 hectares. Une réserve logistique assurée par les projets du ministère et les acteurs communautaires, pour permettre une mise en œuvre effective sur toute l’étendue du territoire.
« Le Togo n’est pas un pays naturellement forestier », rappelle le ministre. « Mais c’est à nous de produire la forêt, pour notre écosystème, notre avenir et notre souveraineté environnementale. »
Cette campagne s’inscrit dans les engagements du pays à l’échelle continentale et mondiale, notamment dans le cadre de l’Initiative de la Grande Muraille Verte et des Objectifs de développement durable. Elle fait également écho au thème retenu par les Nations Unies pour la Journée internationale des forêts 2025 : « Forêts et alimentation », soulignant le rôle vital des écosystèmes forestiers pour la nutrition, la biodiversité et la résilience climatique.
Avec cette opération, le Togo transforme l’arbre en symbole d’un nouveau pacte citoyen. Reboiser devient un acte de résistance face aux dérèglements climatiques et un levier d’unité nationale. Le 1er juin, c’est donc bien plus qu’une date dans le calendrier environnemental : c’est le signal d’un engagement collectif en faveur d’un futur vivable.
La Rédaction

