À Abidjan, le président ivoirien accueille son homologue togolais pour la remise du prestigieux Prix Félix Houphouët-Boigny-UNESCO 2024, symbole d’une diplomatie africaine renouvelée.
Dans l’écrin doré d’Abidjan, le 22 mai 2025, deux figures emblématiques de la diplomatie africaine ont offert au continent un spectacle d’une rare élégance. Alassane Ouattara, maître de cérémonie de cette 35e édition du Prix Félix Houphouët-Boigny-UNESCO, et Faure Essozimna Gnassingbé, invité d’honneur de marque, ont incarné ensemble l’excellence d’une Afrique qui dialogue, réconcilie et bâtit la paix.

Un prix africain à portée mondiale
Créé en 1989, le Prix Félix Houphouët-Boigny-UNESCO est devenu en 35 éditions une distinction majeure pour la paix. L’édition 2024 honore deux figures d’engagement : António Luís Santos da Costa, président du Conseil européen et ancien Premier ministre portugais, salué pour son action en faveur du dialogue et du multilatéralisme, et surtout, la Fundación de Desarrollo Social Afroecuatoriana AZÚCAR, dont l’influence s’étend bien au-delà de l’Équateur. Cette organisation, qui œuvre avec une force tranquille pour les droits des Afro-descendants, est portée au plus haut niveau par un conseil de direction inspiré notamment par l’esprit panafricain. Le président de son conseil, d’origine togolaise, incarne cette jonction symbolique entre l’Afrique de l’Ouest et les diasporas noires d’Amérique latine. En les récompensant ensemble, le Prix souligne l’indissociable lien entre la mémoire africaine et la lutte contemporaine pour la dignité humaine.
Ouattara, mémoire vivante de l’héritage Houphouëtiste
Alassane Ouattara, en co-présidant cette cérémonie aux côtés d’Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, a rappelé avec sobriété l’esprit du “Père de la Nation”. Son discours a condensé l’essence du Prix Houphouët-Boigny : un engagement constant pour la paix, le dialogue et la tolérance. En évoquant ses liens personnels avec Félix Houphouët-Boigny et l’amitié de longue date avec le Togo, il a ancré cette édition dans une mémoire vivante, empreinte de fidélité et d’unité africaine.

L’évidence diplomatique du Togo
La présence du Président du Conseil, Faure Gnassingbé à Abidjan dépasse le symbole. Reconnu et respecté pour son envergure et ses capacités diplomatiques qui se sont imposées comme une incontournable Évidence, il l’est, à l’image d’un instrument de mesure, le diapason d’un dialogue unificateur dans la fraternité entre les peuples. Ses interventions en République Démocratique du Congo, au Mali et au Burkina Faso en font donc un artisan reconnu du dialogue interétatique. En l’invitant comme hôte d’honneur, Alassane Ouattara a aussi salué un dirigeant dont l’action dépasse les frontières nationales. Faure Gnassingbé incarne une génération d’hommes d’État résolue à bâtir une architecture de paix durable et à défendre une souveraineté concertée entre États africains. Son engagement prolonge ainsi, à sa manière, l’héritage de son père, tout en affirmant sa propre vision globale du continent.

Un tandem au service du continent
Les échanges privés entre les deux chefs d’État ont mis en lumière leur volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire rayonner ensemble une Afrique stable et proactive.
À travers cette cérémonie, en marge de laquelle le lauréat, le Président du Conseil européen, M. António Luís Santos da Costa apporte le soutien ferme de l’Europe au président Faure dans la résolution de la crise entre la RDC et le Rwanda, Alassane Ouattara et Faure Gnassingbé ont montré que l’Afrique peut célébrer ses valeurs avec éclat et faire entendre sa voix dans le concert des nations.
La Rédaction

