Récemment, aux abords du palais d’Itamaraty à Brasilia, les voix autochtones se sont élevées pour dénoncer l’urgence climatique et réclamer la fin des énergies fossiles. Venus du Brésil, du Ghana, de Papouasie-Nouvelle-Guinée et d’autres régions du monde, ces représentants des peuples premiers ont uni leurs forces avec des organisations environnementales pour rappeler une vérité trop souvent ignorée : ce sont les communautés les plus vulnérables qui paient le prix fort du réchauffement climatique.
Ce rassemblement, soutenu par plusieurs organisations brésiliennes, a voulu envoyer un message clair : les peuples autochtones, souvent relégués aux marges des discussions climatiques, doivent être reconnus comme des acteurs centraux de la transition écologique. Ils demandent à être pleinement intégrés aux stratégies globales et aux processus de décision.
À quelques mois de la COP30, prévue en novembre à Belém, au cœur de l’Amazonie, cette mobilisation prend un relief particulier. Le Brésil, qui présidera cette édition, promet déjà de faire des peuples autochtones des partenaires à part entière dans la lutte contre les effets du changement climatique.
Parmi les priorités annoncées figure le financement climatique destiné aux pays du Sud. Lors de la dernière COP à Bakou, un engagement ambitieux a été pris : mobiliser 1 300 milliards de dollars par an d’ici 2035. Mais la défiance demeure quant à la concrétisation de ces promesses, notamment pour les communautés qui, bien qu’en première ligne, restent souvent exclues des mécanismes de soutien.
La Rédaction

