Le Lesotho sera de nouveau scruté par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, ce mercredi à Genève, dans le cadre du quatrième cycle de l’Examen périodique universel (EPU). Ce mécanisme d’évaluation par les pairs vise à mesurer les progrès des États membres en matière de respect des droits fondamentaux.
Déjà examiné en 2010, 2015 et 2020, le Lesotho devra cette fois justifier les avancées promises et rendre compte des recommandations non mises en œuvre. À la tête de la délégation, le ministre du Droit et de la Justice, Richard Ramoeletsi, défendra le bilan du pays et présentera de nouveaux engagements.
Trois sources alimenteront l’examen : un rapport national rédigé par le Lesotho, une synthèse des analyses indépendantes d’experts onusiens, et les contributions des ONG ainsi que des institutions régionales. Cette approche tripartite vise à garantir une évaluation complète et équitable.
La troïka désignée pour superviser l’examen du Lesotho est composée de l’Allemagne, de l’Indonésie et de l’Afrique du Sud. Tous les 193 États membres de l’ONU peuvent participer activement au processus, bien que seules les 47 nations siégeant actuellement au Conseil aient un rôle direct dans le Groupe de travail.
L’exercice, bien que routinier, revêt une importance politique et diplomatique cruciale : il permet de pointer les zones de progrès tout autant que les insuffisances structurelles. Pour le Lesotho, pays enclavé d’Afrique australe confronté à des défis persistants en matière de gouvernance et de protection des droits, cet examen représente une étape clé dans la consolidation d’un État de droit crédible aux yeux de la communauté internationale.
La Rédaction

