Le Collectif des syndicats de la santé au Togo a accueilli avec satisfaction l’annonce de l’ouverture du concours de recrutement 2025 pour le personnel médical, paramédical et d’appui. Tout en saluant une avancée notable, les syndicats insistent sur l’urgence d’une intégration complète des agents encore financés par des budgets autonomes, un dossier qui tarde à être résolu.
Un progrès salué, mais un chantier inachevé
Lancé le 31 mars dernier, le concours vise à renforcer les effectifs du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Pour les organisations syndicales, cette initiative est le fruit d’un dialogue social constructif avec le gouvernement.
« Cette décision montre une prise en compte réelle des revendications syndicales, et renforce la dynamique du dialogue social », souligne le Collectif dans un communiqué. Toutefois, il appelle à finaliser le processus d’intégration des agents des budgets autonomes, amorcé en 2019 mais toujours incomplet.
Un enjeu stratégique pour la santé publique
L’intégration de ces agents dans la fonction publique est jugée cruciale pour consolider la Couverture santé universelle (CSU) et améliorer la gestion financière des centres de santé.
« L’aboutissement de ce processus allégerait considérablement la pression sur les établissements sanitaires, notamment en matière de charges salariales », estime Dr Tsolenyanu. Il encourage par ailleurs les agents concernés à prendre part au concours, y voyant un moyen de régulariser leur situation tout en renforçant les structures sanitaires.
Une mobilisation syndicale renouvelée
Si le recrutement est perçu comme une avancée, le Collectif rappelle que d’autres revendications restent prioritaires : revalorisation des primes, en particulier celles liées aux risques sanitaires, amélioration des conditions de travail, et renforcement de la formation continue.
« Nous appelons les agents non syndiqués à nous rejoindre, et invitons les membres à régulariser leurs cotisations. C’est ensemble que nous pourrons défendre nos droits et affronter les défis à venir », déclare le porte-parole.
Cette dynamique s’inscrit dans une volonté plus large de refondation du système de santé togolais, entre renforcement des effectifs et amélioration des conditions d’exercice, afin de garantir des soins accessibles et de qualité à la population.
La Rédaction

