Les États-Unis ont récemment procédé à l’expulsion de plus de 200 Vénézuéliens accusés d’appartenir à des gangs criminels, en dépit d’une décision de justice suspendant ces déportations. Ces individus ont été envoyés au Salvador, où ils ont été immédiatement incarcérés dans une prison de haute sécurité.
Un départ précipité avant l’intervention du juge
Le président salvadorien Nayib Bukele a confirmé l’arrivée de 238 membres présumés du Tren de Aragua et 23 de la MS-13 dans son pays. Ces expulsions interviennent après que l’administration Trump a invoqué une loi vieille de plus de deux siècles, l’Alien Enemies Act, permettant d’éloigner des individus considérés comme une menace pour la sécurité nationale.
Un juge fédéral avait pourtant ordonné la suspension de ces expulsions. Mais lorsque l’injonction a été rendue publique, les avions transportant ces détenus avaient déjà quitté le sol américain. Bukele a réagi avec ironie en publiant sur les réseaux sociaux : « Oups… trop tard. »
Une manœuvre qui divise l’opinion
La Maison Blanche affirme n’avoir violé aucune décision de justice, estimant que l’ordonnance est intervenue trop tard. Mais plusieurs organisations de défense des droits de l’homme dénoncent un abus de pouvoir et un mépris des procédures judiciaires.
Le Venezuela, de son côté, condamne fermement ces expulsions, dénonçant une stigmatisation de ses ressortissants et une instrumentalisation des lois antiterroristes pour justifier une politique migratoire répressive.
En s’affranchissant d’une décision judiciaire, Washington assume une posture offensive qui relance le débat sur les limites du pouvoir exécutif et la place du droit dans la gestion des questions migratoires.
La Rédaction

