Dans un contexte économique mondial encore fragilisé par la pandémie de COVID-19 et les tensions géopolitiques, le Togo se distingue par une gestion rigoureuse de ses finances publiques. Les projets de loi de règlement pour les exercices 2020 et 2021, récemment présentés à l’Assemblée nationale, révèlent des performances budgétaires remarquables, témoignant d’une administration publique plus efficace et transparente.
Des excédents budgétaires inattendus
Contre toute attente, le pays a enregistré un excédent budgétaire de 102,8 milliards de FCFA pour l’exercice 2020, alors qu’un déficit de 301,3 milliards de FCFA était initialement prévu. En 2021, malgré un environnement économique difficile, le Togo a également réalisé un excédent de 27,3 milliards de FCFA, surpassant largement les prévisions qui tablaient sur un déficit de 215,7 milliards de FCFA. Ces résultats positifs sont le fruit d’une gestion prudente des dépenses publiques et d’une mobilisation accrue des recettes.
Ces performances s’inscrivent dans une dynamique de réformes structurelles engagées par le gouvernement, visant à moderniser l’économie et à renforcer sa résilience face aux chocs externes. Elles reflètent également la mise en œuvre de politiques économiques ambitieuses, alignées sur la Feuille de Route Togo-2025, qui vise à transformer le pays en un hub économique régional.
Un cadre institutionnel renforcé
La présentation des projets de loi de règlement a été l’occasion de mettre en lumière le rôle crucial des institutions dans la supervision des finances publiques. Pacôme Adjourouvi, ministre chargé des Relations avec les institutions de la République, a souligné l’importance du travail collaboratif entre le gouvernement et l’Assemblée nationale. La Commission des Finances et du Développement Économique a également été saluée pour son expertise et son engagement dans l’examen approfondi des comptes publics.
Cette collaboration institutionnelle a permis d’assurer une transparence accrue dans la gestion des ressources publiques, renforçant ainsi la confiance des citoyens et des partenaires internationaux. Elle illustre également la maturité démocratique du Togo, où le dialogue entre les pouvoirs exécutif et législatif contribue à une gouvernance plus inclusive et responsable.
Les défis à venir : optimiser les ressources et accélérer les réformes
Malgré ces résultats encourageants, le gouvernement togolais reste conscient des défis à relever pour consolider ces acquis. Parmi les priorités figurent l’optimisation des ressources publiques, la diversification des sources de financement et l’accélération des investissements dans les infrastructures stratégiques. Le renforcement des réformes fiscales et douanières est également au cœur des préoccupations, afin d’améliorer la collecte des recettes et de soutenir les projets de développement.
En parallèle, le Togo entend poursuivre ses efforts pour attirer les investissements privés, notamment dans les secteurs porteurs tels que l’agro-industrie, les énergies renouvelables et les technologies numériques. Ces initiatives s’inscrivent dans une vision à long terme visant à créer des emplois durables et à améliorer les conditions de vie des populations.
Un modèle de gestion pour la région
Avec ces résultats budgétaires exceptionnels, le Togo se positionne comme un modèle de gestion financière en Afrique de l’Ouest. Son engagement en faveur de la transparence, de la rigueur budgétaire et de la modernisation économique lui permet de gagner en crédibilité sur la scène internationale. Ces avancées renforcent également son attractivité pour les investisseurs étrangers, essentiels pour soutenir la croissance économique et la création de richesses.
En adoptant les lois de règlement pour 2020 et 2021, le Togo réaffirme son ambition de bâtir une économie résiliente et inclusive, capable de faire face aux défis actuels et futurs. Cette réussite témoigne de la détermination des autorités à placer la bonne gouvernance au cœur de leur action, pour le bien-être des générations présentes et futures.
La Rédaction

