Lomé réaffirme l’importance du dialogue et de l’équité dans la résolution du différend
Le différend maritime entre le Togo et le Ghana prend une nouvelle dimension. Le 20 février, Lomé a reçu la notification officielle de son voisin annonçant sa décision de porter le dossier devant un tribunal d’arbitrage international. Ce choix intervient après plusieurs années de discussions bilatérales autour d’une zone maritime stratégique, riche en ressources halieutiques et en hydrocarbures.
Ce litige remonte à des incidents survenus entre novembre 2016 et mai 2018 dans une portion de mer non délimitée, qui avaient conduit les deux pays à engager dès 2018 des négociations via leurs commissions nationales des frontières maritimes. L’objectif était de trouver un accord amiablegarantissant à la fois la sécurité des activités de pêche et l’exploitation responsable des ressources marines.
Lomé souligne son attachement au règlement pacifique des différends et au respect des engagements internationaux, en particulier la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM). Le gouvernement togolais insiste sur la nécessité d’allier justice, équité et transparencedans l’arbitrage, afin de préserver la stabilité régionale et la coopération économique entre les deux États.
Pour le Togo, cette zone maritime est cruciale pour le développement économique, la protection des pêcheurs et la gestion durable des ressources naturelles. Le recours à l’arbitrage international marque une rupture dans le dialogue opéré par le Ghana. C’est donc un nouveau chapitre dans ce dossier qui s’ouvre. Le Togo entend défendre ses intérêts avec détermination, mais avec le souci de préserver la paix entre les deux pays. Car, le respect des normes internationales et le dialogue constructif seront déterminants.
La Rédaction

