Le Togo fait face à une nouvelle alerte sur son approvisionnement en électricité. Après les perturbations de février 2024, causées par des opérations de maintenance sur le gazoduc WAPco, le pays redoute des coupures intermittentes entre le 4 et le 25 mars 2025. Selon un communiqué de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), ces interruptions seraient dues à des travaux programmés sur une centrale thermique locale.
Pour limiter les conséquences, les autorités et la CEET prévoient d’intensifier les importations d’électricité et d’activer des solutions alternatives, comme lors des précédentes crises. Toutefois, la compagnie avertit que des délestages pourraient survenir aux heures de pointe, malgré ces mesures d’urgence.
En février, le Togo avait partiellement compensé la baisse de production en recourant aux hydrocarbures liquides pour ses centrales thermiques et en augmentant ses achats d’énergie auprès des pays voisins. Cette stratégie avait permis d’ajouter 35 MW au réseau national, réduisant ainsi l’ampleur des coupures. Le pays mise à nouveau sur ces mécanismes tout en appelant les usagers à modérer leur consommation pendant les périodes critiques.
Ces difficultés récurrentes rappellent la vulnérabilité du réseau électrique togolais, dépendant d’infrastructures vieillissantes et d’importations. Elles relancent également le débat sur l’accélération des projets d’énergies renouvelables pour sécuriser l’approvisionnement à long terme.
La Rédaction

