Alors que les relations entre Alger et Paris restent marquées par des tensions sur des dossiers sensibles comme l’affaire Boualem Sansal, le Sahara occidental ou encore la question des influenceurs sous OQTF, une autre dynamique semble émerger sur le front euro-algérien.
L’ambassadeur de l’Union européenne à Alger, Diego Mellado, a récemment insisté sur l’importance stratégique des relations entre l’Algérie et l’UE, les qualifiant d’« indispensables » et soulignant la nécessité de les renforcer sur une base plus équilibrée. Cette déclaration intervient dans un contexte où Alger exprime de plus en plus ouvertement sa volonté de revoir les termes de son accord d’association avec l’UE, en vigueur depuis 2005.
L’un des leviers de cette coopération renouvelée réside dans le développement des zones économiques spéciales en Algérie, considérées comme un atout pour attirer davantage d’investissements étrangers. L’UE, à travers son partenariat pour l’investissement durable, se positionne comme un acteur clé dans ce processus.
Cette volonté de relancer la coopération intervient alors que l’Algérie cherche à diversifier son économie, traditionnellement dépendante des hydrocarbures. Le président algérien a d’ailleurs souligné l’importance d’une révision des accords commerciaux pour mieux refléter les nouvelles priorités du pays, notamment dans les secteurs de l’agriculture, des minerais, du ciment et des produits alimentaires.
Si l’Union européenne affiche sa volonté de bâtir un partenariat « gagnant-gagnant » avec Alger, reste à voir si cette dynamique sera suivie d’engagements concrets et d’une reconfiguration des relations économiques selon les attentes des deux parties.
La Rédaction

