Un mois après le lancement de la campagne “Zéro déchet” à Brazzaville, l’heure est au premier bilan. Si l’initiative avait suscité un fort engouement, les résultats restent contrastés. Les habitants constatent quelques améliorations dans certains quartiers, tandis que d’autres continuent de crouler sous les déchets.
Lancée le 1er février 2025, cette campagne portée par l’ONG Protection Environnement Association (PEA) et des organisations de la société civile visait à assainir les espaces publics de la capitale congolaise. Dès les premiers jours, des actions concrètes ont été mises en place : nettoyage de plusieurs sites, campagnes de sensibilisation et mobilisation citoyenne. Mais les limites du projet sont rapidement apparues.
Dès la fin janvier, des ateliers avaient identifié les principaux obstacles : manque de communication, dysfonctionnements dans la chaîne de gestion des déchets, opacité des marchés publics et faible implication des acteurs concernés. Pour y remédier, des pétitions avaient été adressées au gouvernement, demandant la mise en place d’une nouvelle agence spécialisée.
Les promoteurs de la campagne espéraient des changements notables avant fin mars. Mais à mi-février, de nombreux Brazzavillois s’interrogent sur la capacité des autorités à transformer cette initiative en un plan d’action durable. Si certaines zones ont été dégagées, d’autres continuent d’être submergées par les détritus.
Le succès de “Zéro déchet” dépendra de la volonté politique et de l’implication de la population. Alors que la Journée internationale du zéro déchet approche, prévue pour le 30 mars, Brazzaville est à un tournant : cette campagne restera-t-elle une simple opération ponctuelle ou marquera-t-elle le début d’une gestion plus efficace des déchets ?
La Rédaction

