Une initiative prometteuse pour la sauvegarde du patrimoine togolais est en cours : la création d’un musée numérique dédié aux biens culturels illicitement acquis. Pour concrétiser ce projet, des professionnels des musées publics ont bénéficié d’une formation intensive les 11 et 12 février, organisée par le ministère de la Culture en partenariat avec l’UNESCO.
Structuré autour de deux axes majeurs, ce programme vise à moderniser la gestion du patrimoine. D’une part, il forme les experts à l’inventaire méthodique des œuvres et à l’utilisation de l’application ID-Art, un outil innovant permettant d’enregistrer et d’authentifier les biens culturels. D’autre part, il prévoit de renforcer les textes juridiques nationaux afin de lutter plus efficacement contre le trafic de ces objets.
Grâce à un inventaire collaboratif, le futur musée virtuel s’appuiera sur une sélection d’au moins 50 œuvres emblématiques issues des collections publiques. Cette démarche, conforme aux normes internationales, garantira une documentation rigoureuse, essentielle pour tracer et protéger ces biens.
« Ce patrimoine est non seulement le ciment de notre identité collective, mais aussi un levier pour l’économie et le vivre-ensemble », a souligné Franck Missité, directeur de cabinet du ministère de la Culture.
Actuellement, le Togo compte plusieurs institutions muséales, dont le Musée national à Lomé, ainsi que des établissements régionaux à Aného, Sokodé, Kara et dans les Savanes. Ce projet s’inscrit dans une dynamique de modernisation de leur rôle, alliant innovation technologique et préservation historique.
La Rédaction

