Au cœur de Nuremberg, le Togo fait vibrer l’âme de l’Afrique de l’Ouest grâce à une participation remarquée au Salon Biofach 2025, le plus grand rendez-vous mondial du bio. Jusqu’au 14 février, le pays y dévoile une palette de produits 100 % locaux, incarnant une agriculture à la fois ancestrale et tournée vers l’avenir.
Un pavillon symbole de coopération et d’héritage
Grâce au soutien de l’Union européenne et de l’Allemagne, le Togo occupe une place de choix dans ce rendez-vous planétaire. Mais derrière ce pavillon se trouvent des communautés rurales, des coopératives féminines et de jeunes entrepreneurs, véritables artisans de cette success-story bio. Leur secret ? Allier savoir-faire traditionnel — comme la transformation du karité — et techniques agroécologiques modernes pour répondre aux exigences du marché européen.
Des produits qui racontent une histoire
Le stand togolais séduit par son authenticité et la richesse de son offre :
• Le gingembre bio, star des circuits courts en Europe, prisé pour ses vertus médicinales.
• Le beurre de karité, produit par des femmes selon des méthodes transmises de génération en génération.
• Le miel sauvage et les fruits séchés, symboles d’une biodiversité préservée dans les régions de Kloto et de Kpalimé.
• La noix de cajou et le soja, cultures émergentes soutenues par des programmes de formation aux normes Fairtrade.
Biofach : une vitrine pour repenser l’agriculture africaine
Si le salon sert de tremplin commercial, il est aussi un laboratoire d’idées pour le Togo. Les délégations y échangent sur les circuits de distribution éthiques, la lutte contre le greenwashing et l’intégration des petits producteurs dans les chaînes de valeur mondiales. Une démarche saluée par les ONG présentes, qui y voient un modèle pour une Afrique plus résiliente face au changement climatique.
Le bio, levier d’émancipation sociale
Au-delà des chiffres (15 % de croissance annuelle du secteur bio au Togo), cette participation illustre une révolution silencieuse :
• L’autonomisation des femmes grâce aux revenus du karité et du miel.
• La création d’écoles agricoles pour former aux pratiques zéro déchet.
• Une stratégie nationale ambitieuse, visant à convertir 30 % des terres cultivables en bio d’ici 2030.
La Rédaction

