Le tribunal d’Axoum, situé dans le nord de l’Éthiopie, a ordonné l’émission de mandats d’arrêt contre des responsables scolaires accusés d’avoir délibérément ignoré une décision de justice suspendant l’interdiction du hijab pour les élèves musulmanes. Cette mesure intervient après une plainte déposée par le Conseil suprême des affaires islamiques du Tigré, qui dénonçait le refus d’accès aux écoles de 159 élèves en raison de leur tenue religieuse.
Le tribunal a exigé que la police d’Axoum procède à l’arrestation des responsables scolaires en violation de l’ordonnance judiciaire, précisant que leur manquement à appliquer la décision expose les droits humains et moraux des élèves musulmanes à de graves violations. L’interdiction du port du hijab demeure suspendue, a insisté la cour, avertissant que toute infraction à cette suspension pourrait entraîner des conséquences juridiques et sociales.
À la mi-janvier, le tribunal avait suspendu la directive controversée, estimant qu’elle portait atteinte aux droits fondamentaux des étudiantes. Cette décision a fait suite à une action en justice du Conseil suprême des affaires islamiques du Tigré, qui affirmait que 159 jeunes filles avaient été privées d’accès aux établissements scolaires en raison de leur choix vestimentaire.
Le tribunal a fixé la comparution des responsables devant la justice au 14 février 2025. Dans un contexte similaire, l’université de Dilla, dans le sud de l’Éthiopie, a récemment introduit une interdiction du port du niqab, empêchant ainsi plus de 40 étudiantes de pénétrer sur le campus. Cette série d’événements soulève des questions sur la liberté religieuse et les tensions liées aux pratiques vestimentaires dans les institutions éducatives éthiopiennes.
La Rédaction

