Les récentes déclarations du ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, sur une éventuelle adhésion du Togo à l’Alliance des États du Sahel (AES) continuent de faire réagir. Pour le député sénégalais Guy Sagna, cette annonce ne serait qu’une manœuvre politique destinée à faire pression sur la CEDEAO.
Selon lui, le message du gouvernement togolais serait clair : « Si la CEDEAO évoque la situation de la démocratie au Togo, les mandats présidentiels illimités, les prisonniers politiques ou encore les violences d’État contre les citoyens, alors Faure Gnassingbé menace de rejoindre l’AES. »
Les propos du ministre Dussey – « Le Togo n’exclut pas de rejoindre l’AES, ce n’est pas impossible » – sont ainsi perçus par Sagna comme une forme de « chantage » politique. Il estime que cette prise de position vise à détourner l’attention des préoccupations relatives aux droits humains et à la gouvernance au Togo.
Face à cette situation, le député sénégalais appelle la CEDEAO et l’AES à se positionner clairement sur la question des libertés fondamentales au Togo. « La CEDEAO va-t-elle continuer à se taire face aux graves violations des droits humains dans le pays ? Une autre Afrique de l’Ouest est nécessaire », a-t-il déclaré.
La Rédaction

