La Société Aéroportuaire Lomé-Tokoin (SALT), chargée de la gestion de l’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma, a enregistré un bénéfice net de 7,76 milliards FCFA pour l’année 2023. L’annonce a été faite tardivement en décembre, lors d’une présentation devant le parlement, ce qui peut expliquer un décalage surprenant dans la communication des résultats.
Une baisse notable par rapport aux prévisions
Ce résultat représente une diminution de 14,5 % par rapport aux 9,08 milliards FCFA initialement prévus pour 2022. Les causes précises de cette baisse n’ont pas encore été clairement identifiées, bien que des facteurs économiques ou opérationnels soient vraisemblablement en jeu.
Impact sur les réserves légales
La baisse des bénéfices a eu une répercussion directe sur la dotation à la réserve légale, un mécanisme destiné à renforcer les fonds propres de l’entreprise. Cette dotation, calculée à 10 % des bénéfices annuels, est passée de 908,9 millions FCFA en 2023 à 776,4 millions FCFA en 2024.
Des performances encourageantes malgré tout
Malgré ce recul, les indicateurs restent positifs pour la SALT, qui conserve sa rentabilité et soutient l’objectif du Togo de devenir un hub sous-régional du transport aérien. En 2023, le trafic passagers a atteint 1,4 million, un chiffre en nette hausse par rapport aux 916 000 enregistrés en 2019. L’entreprise se fixe désormais pour objectif d’atteindre 1,5 million de passagers d’ici 2025.
Des projets pour renforcer l’attractivité
Pour consolider sa position stratégique, l’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma prévoit la construction d’un hôtel afin d’améliorer l’expérience des passagers et d’attirer de nouveaux investisseurs. Ce projet s’inscrit dans une stratégie de modernisation visant à renforcer les infrastructures aéroportuaires et à accroître leur compétitivité.
Malgré un léger déclin financier, la SALT continue de jouer un rôle clé dans la croissance économique du Togo, confirmant sa capacité à relever les défis du secteur aérien.
La rédaction

