À l’approche de l’investiture de Nicolás Maduro prévue le 10 janvier, le climat de tension au Venezuela atteint son paroxysme. Sous l’égide du ministre de l’Intérieur, de la Justice et de la Paix, Diosdado Cabello, Caracas s’est transformée en une véritable forteresse, marquée par une répression accrue.
Une vague d’arrestations ciblées
Le 7 janvier, des agents cagoulés du Sebin, le service de renseignement du régime, ont arrêté violemment plusieurs figures de l’opposition. Parmi eux, le gendre de l’opposant Edmundo González, appréhendé devant ses enfants, et l’ancien candidat indépendant Enrique Márquez, réputé pour sa modération. Carlos Correa, défenseur des droits de l’homme, a également été interpellé dans des circonstances similaires.
Pendant ce temps, des drones surveillaient la résidence de la mère de Maria Corina Machado, figure de proue de l’opposition, dans un quartier plongé dans l’obscurité à cause des coupures de courant. Ces opérations font partie d’une stratégie d’intimidation visant à consolider le pouvoir de Maduro.
Diosdado Cabello : l’architecte de la répression
Diosdado Cabello, souvent considéré comme l’homme fort du régime, est pointé du doigt pour orchestrer cette nouvelle vague de répression. Contrôlant les services de renseignement et les colectivos, groupes paramilitaires armés, il joue un rôle central dans la mise en place d’un système de terreur visant à museler toute opposition.
Selon le quotidien El Nacional, Cabello a pris les rênes de la révolution bolivarienne, reléguant Maduro au rôle de figure de proue symbolique, qualifiée de “otage de luxe”. Entouré de ses partisans les plus radicaux, il maintient une emprise sur l’appareil étatique et sécuritaire.
Une opposition sous pression
Malgré ce climat oppressant, l’opposition continue de défier le régime. Edmundo González, candidat de l’opposition exilé en Espagne, clame sa victoire à la présidentielle de 2024, affirmant détenir les preuves de son succès face à Maduro. En tournée diplomatique, il cherche à rallier des soutiens internationaux, notamment auprès des dirigeants des États-Unis, d’Argentine et d’Uruguay.
Alors que la communauté internationale reste divisée sur la légitimité de Maduro, le Venezuela s’enfonce dans une spirale de violence et de répression, plongeant encore davantage le pays dans une crise politique et économique sans précédent.
La Rédaction

