L’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) a exprimé de vives réserves face à l’adoption des lois de finance rectificative pour 2024 et du budget 2025. Dans un communiqué publié récemment, le parti critique un processus qu’il juge entaché de manquements constitutionnels et d’un manque de transparence.
Un processus législatif sous le feu des critiques
Selon l’ADDI, le projet de loi de finance rectificative 2024 et le budget 2025, adoptés par l’Assemblée nationale, ont suscité des controverses. Le parti reproche à certains médias d’avoir faussement affirmé que ces textes avaient été approuvés à l’unanimité, occultant les désaccords exprimés durant les débats. Face à cette situation, l’ADDI interpelle la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et le gouvernement pour garantir une information impartiale sur les délibérations parlementaires.
Le parti souligne également des dysfonctionnements dans le respect des délais constitutionnels. Il accuse le ministère des Finances d’avoir transmis tardivement le projet de loi, obligeant les députés à examiner et voter un budget en un temps record. Certains ministères, institutions et entreprises publiques n’auraient même pas été auditionnés, tandis que les discussions budgétaires se seraient limitées à une heure et demie en moyenne par entité.
Des priorités budgétaires contestées
Outre les problèmes de procédure, l’ADDI critique la répartition des ressources dans le budget 2025. Le parti s’étonne que des secteurs stratégiques comme l’enseignement technique, la formation professionnelle et la promotion des investissements soient moins dotés que les affaires étrangères. « Cette priorisation envoie un signal troublant quant aux choix du gouvernement », peut-on lire dans le communiqué.
L’ADDI s’inquiète également de la faible mobilisation des ressources internes et de la gestion de la dette publique, qu’elle qualifie de préoccupante. Ces failles, selon le parti, compromettent les objectifs de développement socio-économique.
Des appels à la rigueur et à la transparence
Face à ces constats, l’ADDI appelle le gouvernement à renforcer la sincérité budgétaire en respectant les délais constitutionnels et en fournissant aux députés les informations nécessaires pour un débat éclairé. Le parti réclame également une révision des priorités pour accorder davantage de moyens aux secteurs vitaux pour le développement.
L’ADDI conclut son communiqué en insistant sur la nécessité d’un dialogue ouvert et constructif entre les différents acteurs, afin de garantir que le budget de l’État reflète réellement les besoins de la population.
La Rédaction

