Un verdict qui fait mal
La Confédération Africaine de Football (CAF) a tranché dans l’affaire opposant la Guinée à la Tanzanie lors des éliminatoires de la CAN 2025. La décision est sans appel : le Syli national ne participera pas à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations prévue au Maroc. Un coup dur pour les supporters guinéens qui, ce vendredi matin, se sont réveillés avec une amère désillusion.
La défaite face à la Tanzanie (1-0) lors de la dernière journée avait déjà laissé un goût amer. Mais l’espoir subsistait grâce à une réclamation déposée par la Fédération Guinéenne de Football (FGF). Cette dernière dénonçait une irrégularité administrative : Ibrahim Ame, joueur tanzanien, avait arboré le numéro 26 au lieu du numéro 24 inscrit sur la feuille de match. Malheureusement pour la Guinée, la CAF a rejeté cette réclamation et validé la qualification des Taifa Stars.
Des voix qui s’élèvent
Pour Abdoulaye Blaise Sano, entraîneur et observateur du football guinéen, la décision de la CAF manque de rigueur : « La revendication de la Guinée était légitime. Dans une compétition, les règles doivent être respectées. Le Sénégal nous avait disqualifiés pour une situation similaire. La CAF aurait dû agir avec équité. »
Cependant, cette élimination soulève des questions plus profondes sur l’état du football guinéen. Mamadou Guirassy, ancien joueur, estime que les véritables batailles doivent se livrer ailleurs : « Nous devons d’abord nous concentrer sur la performance sur le terrain et la formation de nos joueurs. Après, il est vrai que nous manquons de poids et de stratégie au sein de la CAF. »
Un avis partagé par Blaise Sano, qui appelle à une introspection collective : « Le groupe dans lequel évoluait la Guinée était à notre portée. Il faut analyser ce qui a fonctionné et ce qui a échoué. C’est le seul moyen de progresser. »
Un dernier espoir ?
Malgré la désillusion, la Fédération Guinéenne de Football ne baisse pas les bras. Elle a annoncé son intention de faire appel, dans l’espoir d’un retournement de situation. Mais pour de nombreux supporters, cet énième recours ressemble davantage à une bataille perdue d’avance.
Le Syli devra donc regarder la CAN 2025 depuis les tribunes, un scénario que les amoureux du football guinéen espéraient éviter. Pourtant, cette épreuve pourrait être l’occasion pour les dirigeants de repenser leur stratégie et de reconstruire une équipe capable de briller sur la scène continentale.
La Rédaction

