Les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) – le Mali, le Burkina Faso et le Niger – ont signé un protocole d’accord à Niamey visant à supprimer les frais d’itinérance des communications téléphoniques, appelés « roaming ». Cet accord permettra à leurs populations de communiquer sans être pénalisées par les coûts supplémentaires souvent associés à l’itinérance, facilitant ainsi la mobilité et les échanges entre les citoyens des trois pays.
Wenlassida Patrice Compaoré, secrétaire exécutif de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) du Burkina Faso, a souligné que cette initiative renforçait les liens entre les peuples, en permettant une meilleure connectivité. Selon l’Arcep du Burkina Faso, cet accord stipule la gratuité de la réception des appels voix et des SMS en itinérance au sein de la zone AES.
La suppression de ces obstacles est vue comme un pas vers un monde plus connecté, où les frontières géographiques ne limitent plus les possibilités technologiques, comme l’a expliqué M. Compaoré. En 2024, les trois nations dirigées par des régimes militaires ont formé une « confédération » regroupant environ 72 millions d’habitants.
Le même jour, Michel Yaovi Galley, directeur général de l’Arcep Togo, bien que non membre de l’AES, était présent à Niamey. Il a exprimé son enthousiasme à l’idée d’étendre cet accord en signant un protocole de « roaming gratuit » avec le Niger et le Burkina Faso, comme cela avait déjà été fait avec le Mali en décembre 2023. Cette démarche est perçue comme un moyen de renforcer les liens entre les pays voisins.
Depuis 2020, ces trois pays ont connu des coups d’État militaires qui ont renversé leurs gouvernements civils. Ces changements politiques les ont poussés à se rapprocher de la Russie tout en se distançant de certains voisins comme la Côte d’Ivoire et le Bénin, qu’ils accusent de tenter de déstabiliser la région.
La Rédaction

