Elon Musk continue de déployer sa solution Starlink, visant à fournir de l’internet à haut débit à travers l’Afrique, où 15 pays sont déjà connectés.
Après des réticences initiales, plusieurs nations africaines ont finalement accepté cette technologie, et la collaboration de Musk avec des figures influentes comme Donald Trump pourrait accélérer cette adoption. Toutefois, le coût des services demeure un obstacle majeur à une large démocratisation de l’accès internet, où la qualité des connexions est souvent faible.
Starlink, une filiale de SpaceX, repose sur des satellites placés en orbite basse, offrant une connexion plus rapide et plus fiable que les technologies satellitaires traditionnelles. Après avoir conquis l’Amérique, l’Europe et l’Asie, Musk a tourné son regard vers l’Afrique, un marché où l’accès à internet reste limité, avec seulement 37% de la population connectée, souvent à des vitesses lentes.
Les avantages de Starlink pour l’Afrique sont clairs : il permet d’offrir un accès à Internet à haut débit dans des régions éloignées et rurales, difficiles d’accès pour les réseaux traditionnels. Par exemple, au Tchad, en 2022, seulement 12% de la population avait accès à internet. Grâce à Starlink, des pays comme le Zimbabwe, le Kenya, le Nigeria ou encore le Rwanda bénéficient désormais de cette couverture améliorée.
Cependant, plusieurs obstacles persistent. Les gouvernements africains sont parfois réticents à donner leur feu vert au déploiement de Starlink, par crainte de nuire aux opérateurs de télécommunications locaux, souvent des monopoles d’État. En outre, des préoccupations sécuritaires, notamment dans les zones touchées par le terrorisme, compliquent l’adoption de cette technologie. Des pays comme le Mali et le Niger, confrontés à des insurrections djihadistes, ont exprimé des réserves quant à l’usage de ces connexions satellites par les groupes armés.
En termes de coûts, l’accès à Starlink reste un défi pour une majorité de la population. Par exemple, au Botswana, les utilisateurs doivent débourser près de 362 dollars pour l’équipement et environ 52 dollars par mois pour l’abonnement. Malgré des efforts pour réduire ces prix, Starlink reste accessible principalement aux entreprises et à la classe moyenne.
Afin de faciliter l’accès à cette technologie, Musk a établi des partenariats avec des acteurs comme Jumia et Paratus, et la technologie est aussi utilisée de manière informelle dans des pays où elle n’est pas officiellement autorisée.
Les perspectives sont néanmoins prometteuses : l’accélération de la baisse des coûts et l’influence politique de Musk, notamment grâce à son soutien à Donald Trump, pourraient accélérer l’implantation de Starlink dans d’autres pays africains.
La Rédaction

