En Côte d’Ivoire, comme dans la plupart des pays en développement, les familles démunies font recours à la médécine traditionnelle. Selon le Programme National de Promotion de la Médécine Traditionnelle (PNPMT), neuf ivoiriens sur dix ont recours aux plantes médicinales pour se soigner de leurs maux. Ces pratiques surviennent en raison de la chèrté de la vie.
“Les choses sont chères et on n’a pas plus d’argent, donc on a recours à la tradition: ça nous aide énormément et ça nous guérit aussi”, a confié un vendeur dans un reportage de la Radio France Internationale. Les plantes médicinales sont généralement utilisées pour le traitement du paludisme, des infections contractées par les personnes vivant avec le VIH/SIDA, du diabète, de l’hypertension et de la drépanocytose. “C’est eficace contre le paludisme, ça va te faire vomir la maladie d’un coup!”, renchérit le vendeur des plantes médicinales du quartier Rouge.
En Afrique noire en générale, la médécine traditionnelle assure de 80 à 90% de la couverture sanitaire de la population. Les plantes médicinales sont de diverses espèces végétales dont les différentes parties sont utilisées afin de guérir les infections, les endémiques ou non. La Côte d’Ivoire, comme la plupart des pays tropicaux, possède une flore abondante et riche en plantes dont certaines contiennent des actifs permettant de préparer des remèdes servant au traitement de nombreuses maladies.
Si les plantes médicinales sont avantageuses, à la portée de la main et permettent de se soigner à moindre frais, qu’en est-il de ses conséquences sur l’organisme humain?
La Rédaction
Santé. 9 ivoiriens sur 10 ne se soignent pas à l’hôpital
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