Les récentes pluies au Maroc, couplées aux inondations survenues dans la vallée du fleuve Sénégal au sud de la Mauritanie, entraînent une flambée des prix des légumes sur le marché « marocain » de Nouakchott. Les témoignages des vendeurs et des consommateurs s’accordent à dire que cette situation résulte d’un déséquilibre dans l’approvisionnement.
Après une période de stabilité tarifaire, où le marché était bien approvisionné grâce aux importations marocaines et aux récoltes locales, les prix des produits comme les oignons, les pommes de terre et les carottes ont considérablement augmenté. Maatala ould Sidi, un vendeur de légumes, souligne que tout son stock provient du Maroc et note une hausse des prix due aux dernières précipitations, qui ont perturbé les approvisionnements à Nouakchott. Les fortes pluies sur certaines terres agricoles mauritaniennes compliquent également l’accès aux champs et ralentissent les récoltes.
La situation est exacerbée par les inondations dans la vallée du fleuve Sénégal, qui touchent des zones productrices de légumes en Mauritanie. La montée des eaux, provoquée par des pluies intenses dans la sous-région et le lâcher d’eau du barrage de Manantali, a engendré des crues historiques dans certaines régions, entraînant la destruction de nombreuses récoltes.
Bounass ould Yeslim, un autre vendeur, partage ce constat et mentionne que la hausse des prix, atteignant environ 30 ouguiyas par kilogramme d’oignons et de pommes de terre, est le résultat direct des intempéries au Maroc et des inondations en Mauritanie. Il critique également les grossistes qui, en vendant à des prix de détail, accentuent la pression sur le marché.
Du côté des consommateurs, Djeynaba Samba exprime son mécontentement face aux prix jugés excessifs, en particulier ceux de l’oignon et de la pomme de terre. Elle impute cette crise à l’arrêt des approvisionnements en légumes en provenance des régions affectées par les inondations.
La Rédaction

