Comme promis lors de ces campagnes, le président Bassirou Diomaye Faye, avance peu à peu ses pions sur l’échiquier complexe qu’est la renégociation des contrats d’exploitation du pétrole et du gaz « jugés très défavorables » par les nouvelles autorités.
Les nouvelles autorités sénégalaise, conduites par le président Bassirou Diomaye Faye ont décidé de renégocier les contrats d’exploitation du pétrole et du gaz, produits à hauteur de 2,5 millions de tonnes de gaz naturel fondu par an et 100.000 baril de pétrole par jour.
Ainsi une commission d’examen chargée de faire l’inventaire des contrats signés par le Sénégal en matière d’exploitation hydrocarbures a été mis en place. Notamment, le projet gazier offshore Grand Tortue Ahmeyim (GTA), dans l’extrême nord des eaux territoriales du pays, partagé avec la Mauritanie et exploité par British Petroleum (563 milliards de mètres cubes de gaz naturel de réserves estimés) ; celui du champ gazier offshore de Yakaar-Teranga (527 milliards de mètres cubes de gaz naturel de réserves estimés), exploité par l’américain Kosmos Energy ; les accords signés pour l’exploitation du gisement pétrolier offshore de Sangomar, géré par l’australien Woodside (630 millions de barils de pétrole brut), désormais en phase de production. Tous ces contrats sont visés par les autorités.
Pour le président Bassirou, les dés sont déjà lancés « Si les parties étrangères n’ont pas respecté les engagements et les obligations que la loi leur impose au Sénégal – ou que les contrats qu’ils ont signés leur imposent – évidemment qu’il va falloir revenir à une plus grande équité et un plus grand équilibre contractuel » a-t-il déclaré le 29 septembre lors d’une interview.
Les contrats d’exploitation d’hydrocarbure peuvent-ils être renégociés ? Le Sénégal seul saura y répondre…
La Rédaction

