Selon le rapport rendu public à Bogota par le gouvernement Colombien et l’agence de l’ONU contre la drogue (ONUCD), ce vendredi 18 octobre 2024, la production de cocaïne a connu une augmentation de 53% en 2023. Et les zones cultivées aussi augmentées de 10%, elles ont atteint 253 000 hectares.
Selon le rapport, la croissance est plus généralisée par rapport à l’année 2022. La présence de cocaïne est signalée dans 16 sur 19 départements. Le Cauca et le Nariño (Sud Ouest) ont été les plus touchés, deux régions où on observe une forte présence des groupes armés. Quatre régions ont une surface de culture de cocaïne supérieure à 30 000 hectares. Il s’agit normalement de Cauca, Nariño, Putumayo et du nord de Santander.
Cette production est localisée à 4% dans les parcs nationaux, 10% dans les réserves indigènes, 14% dans les réserves forestières et à 20% sur les terres des communautés noires.
Les zones les plus cultivées de cocaïne sont à 98% occupées par au moins un groupe armé. Et certaines villes proches des zones de production, ont une économie illicite de cocaïne, qui représente plus de 42% de l’économie locale.
Ces chiffres alarmantes s’inscrivent dans un contexte international de forte hausse du marché de cocaïne, a souligné le document qui évalue la consommation internationale à une hausse de 20% depuis 10 ans. L’Amérique du Nord, l’Europe occidentale et centrale ainsi que l’Amérique du Sud constituent les plus gros marché de consommation de cocaïne en nombre d’usagers au cours de l’année passée, selon le rapport.
La Rédaction

