La République Démocratique du Congo (RDC) traverse une grave crise humanitaire, surtout dans l’est du pays, où des années de conflits ont beaucoup affecté la santé mentale des populations. Les organisations d’aide rapportent que de plus en plus de personnes demandent un soutien psychologique. Les personnes ayant des pensées suicidaires sont passés d’un nombre d’environ cinq par mois au début de l’année à plus de 120. Cette hausse serait liée à l’intensification des combats et au retour du groupe rebelle M23, soutenu par le Rwanda.Des témoignages de personnes déplacées notamment Nelly Shukuru, une réfugiée, qui parle d’un moment où elle pensait au suicide, en se souciant de ses enfants. « C’était le matin. J’ai pris ce foulard et je l’ai arrangé comme ça pour pouvoir l’utiliser pour me suicider. Je voulais le mettre là, mais j’ai pensé à mes enfants. Si un jour je me suicide, mes enfants seront là sans moi. Pendant que je pensais à cela, quelqu’un a frappé à ma porte. Il m’a salué et m’a demandé ce que j’étais en train de faire. Je lui ai expliqué, et après qu’il m’a demandé de ne pas le faire, j’ai arrêté. »Malgré l’augmentation des besoins en santé mentale, l’aide humanitaire n’est pas suffisante. L’organisation humanitaire Action contre la Faim a noté que le nombre de personnes recevant un soutien psychosocial a augmenté de plus de 200 % entre janvier et juin 2023. Cependant, cette aide ne couvre pas tous les besoins.Alors que les conflits continuent d’affecter la vie des Congolais, un soutien accessible aux personnes touchées par la situation serais essentiel venant des organisations humanitaires
La Rédaction

