« L’influenceur anti-occidental béninois Kemi Seba, qui était en garde à vue à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour des soupçons d’ingérence étrangère, a été relâché sans poursuite à ce stade le 16 octobre 2024, a indiqué le 17 octobre le parquet de Paris. Sa garde à vue, débutée lundi après-midi, a été levée mercredi en fin de journée. «Les investigations sur l’infraction d’ingérence étrangère se poursuivent dans le cadre de l’enquête préliminaire», a ajouté le ministère public. » Pouvait-on lire dans une dépêche de RFI ce matin à 11H T.U.
A la veille, Devant le siège de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), son avocat Juan Branco avait tenu une conférence de presse aucours de laquelle il a expliqué les chefs d’accusations retenus contre son client Kémi Séba arrêté pour « soupçons d’intelligence avec une puissance étrangère en vue de susciter des hostilités ou des actes d’agressions » contre la France. « Kemi Seba n’a jamais fui ses responsabilités dans un quelconque autres pays et il a montré qu’il n’avait pas peur de la prison, qu’il n’avait pas peur de la justice. Cet homme a été arrêté, à mon sens, de façon lâche, violente et excessive par des membres de la DGSI qui l’ont placé en garde à vue où ses droits sont formellement respectés » à exprimer Juan Branco.
En effet, Kemi Séba aurait été interpellé dans les ruelles de Paris par des agents cagoulés de la DGSI, arrêté et privé de liberté de « façon arbitraire » selon son avocat dans des « conditions qui sont pas agréables » a-t-il mentionné. « Cet homme, aujourd’hui est donc dans les geôles de la DGSI, poursuivi pour des faits criminels qui lui font courir 30 ans de prison. Il est serein, il est serein parce que ce n’est pas la première fois qu’il fait l’objet d’une arrestation (…) Il y a justement aussi une stratégie de transparence parce qu’il sait très bien que le secret ne peut aller qu’à son détriment » selon les dires de Juan Branco.
Maitre Juan Branco dénoncait une détention qu’il juge sans fondement, affirmant que son client n’a rien à se reprocher. Il rejette toutes accusations et estime qu’il s’agit tout simplement « d’une vengeance destinée à faire taire son client. Il est pitoyable que la France fasse reposer sur Kémi Séba ses échecs géopolitiques »
Par ailleurs, l’avocat cragnait une possible extradition de son client vers son pays d’origine, le Bénin, où il pourrait être condamné à perpétuité pour des délits politiques a dit Juan Branco lors de sa conférence de presse.
Finalement c‘est plus de peur que mal mais les enquêteurs assurent que les enquêtes se poursuivent.
La Rédaction

