A une semaine de l’ouverture des dépôts des candidatures pour les élections législatives prévues le 29 décembre, une partie de l’opposition tchadienne à décidé de boycotter le scrutin.
Quinze partis politiques se sont réunis ce 12 octobre 2024, lors d’une assise et ont pris la décision de boycotter les législatives. Ils estiment que les conditions pour des élections justes et transparentes ne sont pas réunis pour y participer. Ils avaient réclamé la révision du fichier et du découpage électoral, la garantie d’élections transparentes et un consensus entre les acteurs politiques, mais estiment ne pas avoir été entendus. « Nous avons décidé de ne pas cautionner ces élections : c’est ça la démocratie, le pouvoir peut y aller seul avec ses alliés. Si nous avons pris cette décision à contrecoeur, nous ne pouvons pas, en tant qu’opposition politique, crédibiliser un scrutin qui n’est pas crédible. Il y va de notre responsabilité vis-à-vis de nos militants et de la population tchadienne », explique Mahamat Zène Chérif, le président du parti Tchad Uni.
Avocksouma Djona Atchenemou, le leader du parti Les démocrates compte même empêcher la tenue des élections car il estime qu’elles sont jouées d’avance. « Il faut que le pouvoir commence à comprendre que nous ne sommes pas des citoyens de second ordre. Si on va à ces élections, les générations futures n’auront absolument pas leur mot à dire pendant les 30 ou 40 prochaines années », renchérit-t-il.
En même temps, les partis de la coalition se préparent pour fait les dépôts de candidature. Les Transformateurs, dirigés par Succès Masra, restent quant à eux dans l’incertitude, demandant la mise en place de certaines conditions avant de participer.
La Rédaction

