Le XIXème sommet de la Francophonie sera marqué par l’absence des États du Sahel que sont le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Se déroulant sur la période du vendredi 04 au samedi 05 octobre 2024, le sommet en faveur de la promotion de la langue française ne recevra pas les États du Sahel qui ont été suspendus de l’organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Suspendus à cause des coups d’État qui ont été perpétrés dans les États du Sahel, ces derniers ne prendront pas part au sommet de deux jours de l’OIF ayant pour thème « Créer, innover et entreprendre en français » et qui sera également une occasion pour les chefs d’États africains de se réunir à huit clos autour d’Emmanuel Macron pour évoquer les grandes crises internationales du moment.
« Quand les pays ont un dialogue positif avec la Francophonie pour sortir de la transition, qu’ils ont un cap avec un chronogramme, et que des étapes sont effectivement remplies, ces pays reviennent dans la famille de la Francophonie », explique une source diplomatique qui confie que ces États ont bien « vocation à rejoindre la Francophonie ».
A ce titre, la réintégration récente de la Guinée peut être perçue comme un signal qui leur est adressé.
Après les coups d’État respectifs du Burkina Faso, de la Guinée et du Mali les 24 janvier 2022, 05 septembre 2021, 24 mai 2021, l’OIF a décidé de suspendre ces pays pour répondre à « une rupture flagrante de l’ordre institutionnel ».
Le 24 septembre 2024, la Guinée est levée de sa suspension. « La condition du retour de la Guinée au sein de l’OIF n’était pas qu’il n’y ait plus aucun problème lié aux droits humains en Guinée, mais plutôt que les dirigeants s’engagent à un retour rapide et effectif à l’ordre constitutionnel », déclare la secrétaire générale de la Francophonie Louise Mushikiwabo.
La Rédaction

