Lutter contre la délinquance fiscale, c’est l’objectif du Togo en intégrant, ce lundi 16 septembre, l’académie francophone de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). La délinquance fiscale, ce sont les flux financiers illicites dont les conséquences désorganisent les économies des pays en développement.
Ainsi, 15 pays rejoignent l’initiative. Le programme de l’OCDE porte sur les politiques d’éducation et de compétences, afin de parvenir à un apprentissage qui contribuera au développement personnel, à une croissance économique durable et à la cohésion sociale.
Représentant le Ministre Akou Mawussé ADETOU AFIDENYIGBA, Madame le Directeur de Cabinet du Ministère de l’économie et des finances juge : « Aussi avons-nous l’impérieux devoir d’apporter des réponses adéquates et efficaces pour endiguer le phénomène. La mise en place du programme francophone de l’Académie de l’OCDE pour les enquêtes en matière de délinquance fiscale et financière se révèle être une piste de solution et répond à un triple impératif :
● d’abord, accompagner les efforts déployés à l’échelle mondiale en vue d’endiguer les flux financiers illicites (FFI) ;
● ensuite, améliorer la mobilisation des ressources intérieures et renforcer périodiquement les compétences des agents chargés de l’application des législations ;
● et enfin, favoriser la coopération entre tous les pays et leurs organismes en charge de l’application des règles financières.
Avec les Flux Financiers Illicites, la capacité des pays à réaliser l’Agenda 2030 et les objectifs de développement durable (ODD) sont menacés. Ils causent des conséquences graves et variées surtout dans les pays à faible et à moyen revenu.
Le continent africain perd plus de 50 milliards de dollars US chaque année du fait des flux financiers illicites, ce qui est supérieur au fonds destiné à l’aide publique au développement sur le continent. En 2015, une campagne lancée par le Groupe de Travail Intérimaire (GTI) dénommée : “Arrêter l’hémorragie” a été organisée au niveau du Togo par la Coordination des Centrales Syndicales du Togo (CCST) et la société civile togolaise en collaboration avec la CSI-Afrique. Le pays en cette année faisait partie des trois pays ouest-africains les plus affectés par le phénomène avec notamment 9000 milliards FCFA perdus sur la période de 2002 à 2011.
La Rédaction

