Le 16 septembre 2024, lors de sa première conférence de presse en tant que président de l’Iran, Massoud Pezeshkian a clairement exposé ses intentions. Refusant catégoriquement toute rencontre avec le président américain Joe Biden, il a mis l’accent sur le renforcement des capacités militaires iraniennes, principalement en vue de contrer les menaces émanant d’Israël.
À l’approche de son déplacement à New York pour l’Assemblée générale des Nations Unies, Pezeshkian a précisé que les États-Unis devraient d’abord prouver leur bonne foi avant toute discussion, rappelant les sanctions imposées par Washington et la présence militaire américaine autour de l’Iran. Il a ajouté que l’Iran réservait une réponse à Israël après l’assassinat d’Ismaïl Haniyeh, figure du Hamas, à Téhéran en juillet. Pezeshkian a souligné que la dissuasion militaire est indispensable face aux pressions internationales qui tentent de limiter les capacités balistiques de l’Iran, en particulier vis-à-vis d’Israël.
Le président iranien a également insisté sur la nécessité pour l’Iran de maintenir une force militaire solide pour défendre sa souveraineté. Il a critiqué ce qu’il considère comme une hypocrisie, arguant que désarmer l’Iran tout en laissant Israël garder ses armes mettrait Téhéran dans une situation de faiblesse comparable à celle des territoires palestiniens sous bombardement. Il a fermement déclaré que la sécurité de l’Iran ne pouvait être sacrifiée.
Pezeshkian a également mis en avant le rôle crucial des alliances stratégiques de l’Iran, particulièrement avec la Russie et la Chine, qu’il a qualifiées de partenaires fidèles face aux sanctions américaines. À cet égard, il a annoncé une visite prochaine en Russie pour un sommet des BRICS, avec en perspective la signature d’un pacte de coopération stratégique pour les deux décennies à venir.
La Rédaction

