Les tensions autour de la guerre en Ukraine s’intensifient, cette fois en raison d’une nouvelle livraison d’armes présumée en provenance d’Iran vers la Russie. D’après des informations relayées par plusieurs sources, notamment les États-Unis, Téhéran aurait récemment expédié à Moscou plusieurs centaines de missiles balistiques, exacerbant les inquiétudes occidentales concernant l’escalade du conflit.
Le 4 septembre, des sources militaires ukrainiennes ont rapporté que plus de 200 missiles Fath-360 iraniens auraient été livrés à la Russie via un port de la mer Caspienne. Des instructeurs iraniens seraient actuellement chargés de former les forces russes à l’utilisation de ces missiles sur le site d’essai militaire d’Achoulouk, à proximité de la frontière avec le Kazakhstan.
Réaction des États-Unis et de l’Union Européenne
Les États-Unis ont rapidement informé leurs alliés européens de cette livraison présumée, ajoutant que celle-ci pourrait avoir des conséquences graves pour l’Iran. Selon le *Wall Street Journal*, cette nouvelle livraison intervient alors que la Russie intensifie ses frappes sur les infrastructures ukrainiennes. Washington et Bruxelles ont exprimé leur vive inquiétude face à l’implication croissante de l’Iran dans la guerre en Ukraine, notamment par le biais de ces livraisons d’armes.
L’Union Européenne, par la voix de son porte-parole Peter Stano, a déclaré disposer d’« informations crédibles » confirmant cette livraison de missiles balistiques iraniens à la Russie. Il a ajouté que si ces accusations étaient vérifiées, elles constitueraient une escalade majeure dans le soutien de l’Iran à la campagne militaire russe contre l’Ukraine. Stano a précisé que l’UE prendrait des mesures sévères en concertation avec ses partenaires internationaux, y compris de nouvelles sanctions à l’encontre de Téhéran.
L’Iran réfute les accusations
Face à ces allégations, le ministère iranien des Affaires étrangères a fermement démenti toute implication dans la livraison d’armes à la Russie. Le porte-parole, Nasser Kanani, a déclaré lors d’une conférence de presse que l’Iran n’avait « aucun rôle dans l’exportation d’armements vers les parties en conflit ».
De son côté, le Kremlin n’a ni confirmé ni infirmé ces informations. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a déclaré lors d’un point de presse que « ces informations ne sont pas toujours exactes » tout en soulignant que l’Iran restait un partenaire clé de la Russie, notamment dans des domaines stratégiques.
Une nouvelle étape dans les sanctions?
Les États-Unis et l’Union Européenne avaient déjà averti par le passé que toute livraison d’armes iraniennes à la Russie entraînerait de sévères représailles. En août dernier, Washington avait mis en garde Téhéran contre des conséquences majeures si des missiles étaient fournis à Moscou. L’Union Européenne avait également signalé la possibilité de renforcer les sanctions contre l’Iran dans ce contexte.
Ces récentes accusations surviennent alors que l’Iran fait déjà l’objet de sanctions internationales pour avoir fourni à la Russie des drones utilisés dans le conflit ukrainien. Les prochaines semaines pourraient voir un renforcement des mesures restrictives à l’encontre de Téhéran, si ces nouvelles livraisons d’armements se confirment.
La Rédaction

