Alors que les relations entre l’Afrique et la Chine continuent de s’approfondir, les billets de banque et pièces de monnaie de nombreux pays africains reflètent de plus en plus les projets d’infrastructures financés ou construits par la Chine. Cette dynamique illustre non seulement le partenariat économique florissant entre les deux continents, mais également l’influence croissante de Pékin en Afrique. Le Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) joue un rôle clé dans l’expansion de cette collaboration, notamment dans les secteurs des infrastructures et de l’énergie.
L’implication chinoise en Afrique ne se limite pas aux grands projets industriels, mais s’étend également à des symboles culturels et nationaux qui se retrouvent aujourd’hui sur la monnaie de plusieurs pays africains. Voici quelques exemples illustrant cette tendance.
Algérie – Le billet de 1000 dinars et la Grande Mosquée d’Alger

En Algérie, le billet de 1000 dinars arbore la Grande Mosquée d’Alger, un monument emblématique construit par la China State Construction Engineering Corporation (CSCEC). Inaugurée en 2019, cette mosquée est la plus grande d’Afrique et possède le plus haut minaret au monde. Ce projet symbolise la capacité de la Chine à réaliser des infrastructures grandioses et à renforcer les liens bilatéraux avec les pays africains.
République Démocratique du Congo – Le pont de Kinsuka sur le billet de 500 francs

En République démocratique du Congo, le pont de Kinsuka, érigé par la China Railway No. 8 Engineering Group, est immortalisé sur le billet de 500 francs. Ce pont, construit pour le 50e anniversaire de l’indépendance du pays, symbolise l’investissement chinois dans les infrastructures congolaises. Ce projet fait partie des cinq grands chantiers du pays, qui touchent à des secteurs aussi vitaux que l’énergie et le logement.
Guinée – La centrale hydroélectrique de Kaleta sur le billet de 20 000 francs

En Guinée, la centrale hydroélectrique de Kaleta, construite par la China Three Gorges Corporation, est représentée sur le billet de 20 000 francs guinéens. Ce projet énergétique, d’une capacité de 240 MW, est essentiel au développement économique du pays. En figurant sur la plus grande coupure du pays, il devient un symbole de l’amitié entre la Chine et la Guinée.
Madagascar – Le riz hybride chinois sur le billet de 20 000 ariary

À Madagascar, la Chine contribue activement au développement agricole, notamment avec l’introduction du riz hybride chinois. Depuis 2007, ce partenariat a permis d’améliorer les techniques de culture du riz, un aliment de base à Madagascar. Cette coopération agricole est mise à l’honneur sur le billet de 20 000 ariary, un témoignage de l’impact tangible de la technologie chinoise sur l’agriculture malgache.
Malawi – L’Université des sciences et technologies du Malawi sur le billet de 2000 kwachas

L’Université des sciences et technologies du Malawi (MUST), construite avec un prêt chinois de 70 millions de dollars, est représentée sur l’ancien billet de 2000 kwachas. Ce projet illustre l’engagement de la Chine à soutenir l’éducation et la recherche scientifique en Afrique. Cependant, en 2019, l’image de l’université a été remplacée par celle d’un tribunal, symbole de la lutte contre la corruption dans le pays.
Maroc – Le pont Mohammed VI sur le billet de 20 dirhams

Le pont Mohammed VI, qui relie Rabat à Salé, est un autre symbole de la coopération sino-africaine. Construit par le groupe chinois Cover-Mbec, il est le plus grand pont à haubans d’Afrique et figure sur le billet de 20 dirhams marocains. Cette infrastructure illustre l’importance des échanges commerciaux et des investissements chinois au Maroc.
Soudan – Les barrages sur le billet de 100 livres

Le Soudan, pour sa part, met en lumière les barrages construits par la Chine sur son billet de 100 livres. Les barrages de Merowe, de Roseires et d’Upper Athara, construits par POWERCHINA, fournissent 95 % de la capacité hydroélectrique totale du pays. Cette représentation montre l’importance stratégique des infrastructures énergétiques dans la coopération entre la Chine et le Soudan.
Les billets de banque africains ne sont pas de simples moyens d’échange ; ils sont également des témoins de l’influence croissante de la Chine sur le continent. À travers des projets d’infrastructure colossaux et des partenariats stratégiques, la Chine s’ancre profondément dans le paysage économique et culturel africain. Les empreintes chinoises sur ces monnaies témoignent non seulement de la coopération en cours, mais aussi de la dépendance croissante de nombreux pays africains vis-à-vis de Pékin pour leur développement.
La Rédaction

