À la veille de la Journée internationale des travailleurs, le gouvernement togolais remet au cœur du débat économique un mot d’ordre clair : consommer local.
Dans une déclaration officielle, Rose Kayi Mivedor-Sambiani, ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, a exhorté les acteurs publics et privés à privilégier les produits et services togolais pour les célébrations du 1er mai. Ce geste symbolique, ancré dans une stratégie plus vaste, vise à renforcer l’économie nationale en soutenant les filières locales.
Un engagement renouvelé pour l’économie locale
L’appel du gouvernement s’inscrit dans une continuité : depuis 2020, une circulaire incite les institutions à intégrer systématiquement les produits locaux dans les événements officiels. Aujourd’hui, cette dynamique connaît un regain d’intérêt avec la promotion du Mois du consommer local, une initiative régionale soutenue au sein de l’UEMOA.
Pour la ministre, l’enjeu dépasse la simple consommation : il s’agit de soutenir un écosystème de producteurs, artisans et entrepreneurs qui portent l’identité économique du pays. « Valoriser nos produits, c’est soutenir nos artisans, nos agriculteurs et nos entrepreneurs. C’est aussi une façon de célébrer dignement le travail des Togolais », a-t-elle affirmé.
Vers une adhésion citoyenne au “Made in Togo”
Au-delà des institutions, le gouvernement espère que les citoyens suivront l’exemple. Choisir des produits “Made in Togo” pour les festivités du 1er mai devient un acte civique, mais aussi une manière de redonner sens à la Fête du Travail en honorant les efforts des travailleurs locaux.
Cette orientation confirme l’ambition du Togo de bâtir une économie plus résiliente, moins dépendante des importations, et portée par la créativité et la qualité de ses propres productions.
La Rédaction

