L’opérateur “Yango” est toujours opérationnel au Togo malgré que ses activités aient été déclarées suspendues par les autorités togolaises en date du 17 octobre 2024. Détenu par le géant russe Yandex, la plateforme spécialisée dans le transport public n’est pas autorisé à opérer au Togo tant qu’il ne se sera pas conformé au dispositions légales.
Dans les rues de Lomé, ils sont pleins à voir des voitures avec “Yango” écrit dessus circuler malgré la suspension qui leur est adressée un peu plus tôt.
Les signes d’identification des voitures difficiles selon Focus infos, cela soulève des questions sur la régularité des véhicules et la transparence des opérations.
Parmi les exigences requises par le ministère de transport, la nécessité de se doter d’une licence de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), de s’enregistrer auprès des services fiscaux, et d’ouvrir un compte bancaire local.
Ces omissions ont été perçues comme étant dangereuses pour la sécurité des utilisateurs.
En concurrence directe avec Gozem et BKG speed, les citoyens togolais s’étaient amourachés de la plateforme qui, pour une distance de 10km, taxait entre 1000fr et 1200fr, contrairement à Gozem qui facture entre 1600 et 1800fr. Ces derniers ont même dénoncé une concurrence déloyale.
Présente dans 13 pays d’Afrique depuis 2018, la plateforme est également disponible en Côte d’ivoire. Elle a été suspendue au Cameroun en 2023 pour soupçon de non-respect des réglementations locales en matière de transport. Cependant, le tir a été recorrigé puis l’entreprise a été autorisée à reprendre ses activités.
Selon Focus infos, « Cette situation laisse présager que Yango pourrait chercher à se conformer aux réglementations togolaises dans un futur proche, comme ce fut le cas au Cameroun ».
La Rédaction

