Le Togo ambitionne de réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de ses voisins, le Ghana et le Nigeria, qui lui fournissent actuellement 120 MW sur les 320 MW nécessaires aux heures de pointe. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement multiplie les initiatives en faveur des énergies renouvelables et des infrastructures modernes.
Un déficit énergétique à combler
En soirée, période de consommation maximale, le Togo ne produit que 200 MW, laissant un déficit de 120 MW comblé par des importations d’électricité, principalement en provenance du Ghana et du Nigeria. Cette situation met en lumière la nécessité pour le pays de renforcer sa capacité de production nationale.
Des solutions axées sur les énergies renouvelables
Pour pallier ce déficit, des projets ambitieux sont en cours. Le ministère de l’Énergie a annoncé l’installation de 137 MW de capacités supplémentaires en énergies renouvelables, notamment grâce à des centrales solaires et hydrauliques. Ces initiatives visent à garantir un approvisionnement énergétique durable et réduire l’impact environnemental.
Modernisation des infrastructures énergétiques
Au-delà des énergies renouvelables, le Togo s’engage dans des projets innovants. La construction de plateformes de regazéification de gaz naturel liquéfié (GNL) figure parmi les priorités pour diversifier les sources d’énergie. Par ailleurs, l’installation de batteries de stockage électro-solaires permettra de stabiliser la distribution en période de forte demande, un atout stratégique pour sécuriser l’approvisionnement national.
Une vision vers l’autosuffisance
Avec ces efforts combinés, le Togo entend poser les bases de son indépendance énergétique. L’objectif est non seulement de répondre aux besoins croissants de la population, mais aussi de renforcer son attractivité pour les investisseurs et soutenir la croissance économique du pays.
La rédaction

