Depuis une vingtaine d’années, le Togo a entrepris une transformation discrète mais profonde de son système de gestion des déchets solides et d’assainissement. Ce progrès, souvent méconnu du grand public, joue pourtant un rôle essentiel dans l’amélioration de la santé publique, de l’environnement et de la qualité de vie dans les villes togolaises.
Une gestion moderne des déchets solides
Le Programme National d’Assainissement et de Gestion des Déchets solides (PNAGD), lancé dans les années 2010, a permis :
• La mise en place d’un système efficace de collecte des ordures ménagères, notamment à Lomé, grâce à des partenariats public-privé.
• L’installation de centres de tri et de recyclage qui favorisent la valorisation des déchets.
• La sensibilisation des populations au tri sélectif et à la réduction des déchets.
Cette organisation contribue à réduire les dépôts sauvages et à améliorer l’hygiène urbaine, tout en soutenant l’économie circulaire locale.
L’assainissement et la gestion des déjections humaines : un enjeu sanitaire capital
Au-delà des déchets solides, le Togo a aussi fait des progrès significatifs en matière d’assainissement, particulièrement dans la gestion des déjections humaines (matières fécales), sources potentielles de graves maladies hydriques. Parmi les actions clés :
• La construction de latrines améliorées et d’installations sanitaires dans les quartiers urbains et ruraux.
• Le développement des réseaux d’assainissement et des stations d’épuration.
• La gestion sécurisée des eaux usées et des boues de vidange issues des fosses septiques.
• La mise en œuvre de campagnes de sensibilisation à l’hygiène et aux bonnes pratiques sanitaires.
Ces initiatives contribuent à lutter efficacement contre les maladies liées à l’insalubrité, telles que le choléra, les diarrhées et d’autres infections intestinales.
Impact sur la santé publique et l’environnement
Les progrès dans la gestion intégrée des déchets et l’assainissement ont permis au Togo de réduire les risques sanitaires et d’améliorer la qualité de vie dans ses agglomérations. La diminution des dépôts sauvages et la meilleure gestion des eaux usées limitent la contamination des sols et des cours d’eau, participant à la protection de l’environnement.
Perspectives et défis
Malgré ces avancées notables, des défis subsistent, notamment l’extension des infrastructures d’assainissement aux zones périurbaines et rurales, ainsi que la nécessité d’un changement durable des comportements à travers l’éducation et la sensibilisation. La poursuite et le renforcement des investissements publics et privés sont essentiels pour consolider ces progrès.
Le Togo montre un exemple encourageant de gestion durable des déchets et d’assainissement, un volet fondamental du développement durable souvent négligé. Ces réalisations, qui participent à la santé publique et à la protection de l’environnement, méritent une plus grande reconnaissance et valorisation.
La Rédaction

