À l’approche des élections municipales prévues pour le 17 juillet 2025, le président de la Cour suprême, Abdoulaye Yaya, est sorti de sa réserve pour calmer les tensions. Plusieurs partis de l’opposition contestent la validation d’une liste du parti UNIR dans la commune de Tone 1 et appellent à manifester. Le magistrat appelle au calme et au respect des voies légales.
Une campagne à haut risque dans certaines localités
La Commission électorale nationale indépendante (CÉNI) a fixé la période de campagne électorale du 1er au 15 juillet 2025. Mais cette annonce ne s’est pas faite sans remous. Trois formations politiques — ADDI, ANC et la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) — rejettent la validation d’une liste du parti présidentiel UNIR dans la commune de Tone 1. En guise de protestation, elles ont annoncé une manifestation à Dapaong pour le 28 juin.
Une réponse institutionnelle et mesurée
En réponse, Abdoulaye Yaya a tenu à rassurer les uns et les autres :
« Toutes les contestations seront traitées conformément à la loi électorale et dans les délais impartis », a-t-il déclaré.
Il a insisté sur la nécessité de préserver la paix sociale et a invité les formations politiques à faire confiance aux mécanismes juridiques existants.
Vers un scrutin crédible ?
Cette intervention intervient dans un contexte politique encore marqué par les débats autour des réformes constitutionnelles et de la transition vers un régime parlementaire. Les municipales de 2025 constituent ainsi un test important pour la maturité démocratique du pays, et le rôle des institutions, notamment la Cour suprême, s’avère crucial pour garantir la transparence du processus.
La Rédaction

