Des chercheurs de l’université d’État de Caroline du Nord ont réalisé une avancée majeure en développant un système de stockage de données basé sur l’ADN. Ce nouveau système révolutionnaire permet non seulement de stocker une quantité massive d’informations, mais aussi de réécrire ces données et d’exécuter des calculs simples.
Contrairement aux disques durs traditionnels, ce dispositif est extrêmement compact et pourrait conserver des données pendant des milliers d’années. Le système repose sur l’utilisation de dendricolloïdes, des structures polymériques complexes qui créent un réseau de fibres nanoscopiques sur lesquelles l’ADN est déposé. Cette technique permettrait de stocker l’équivalent des données de 1 000 ordinateurs portables dans un espace minuscule, à peine plus grand que la gomme au bout d’un crayon.
La robustesse de ce système est telle que les données peuvent être lues et réécrites sans endommager l’ADN, grâce au séquençage par nanopores. Cela permet aux chercheurs de réaliser toutes les fonctions de stockage et de calcul, comparables à celles des microcircuits traditionnels. En utilisant des enzymes, ce système peut également résoudre des problèmes simples, comme des parties d’échecs ou de sudoku.
En plus de sa capacité de stockage impressionnante, ce dispositif présente un avantage unique : il offre une conservation des données sur des périodes de temps inégalées, pouvant aller jusqu’à plusieurs millénaires. Cette innovation ouvre de nouvelles perspectives pour l’avenir du stockage de données et pourrait révolutionner la manière dont nous archivons et accédons à l’information.
La Rédaction

