Le Togo a lancé à Atakpamé le Projet 2 du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2-P2RS). Inscrit dans une dynamique régionale portée par plusieurs partenaires financiers, ce programme vise à renforcer la sécurité alimentaire et la résilience climatique dans plusieurs communes de la région des Plateaux.
Un projet régional au cœur des enjeux alimentaires et climatiques
Porté par le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), le projet bénéficie du soutien financier conjoint de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).
D’une durée de cinq ans, il s’inscrit dans une approche régionale impliquant plusieurs pays sahéliens, avec un accent particulier sur le renforcement de la résilience des systèmes agricoles et pastoraux.
Dix communes ciblées dans la région des Plateaux
Au Togo, le programme sera déployé dans dix communes de la région des Plateaux, notamment Agou, Akebou, Kpélé, Amou, Ogou, Est-Mono et Haho.
L’objectif est d’intervenir au plus près des communautés rurales confrontées à la dégradation des ressources naturelles et aux aléas climatiques récurrents.
Des investissements structurants pour les communautés rurales
Le projet prévoit plusieurs types d’aménagements destinés à renforcer les capacités de production et la sécurité alimentaire.
Parmi les actions annoncées figurent la réalisation de forages, la construction de retenues d’eau, l’aménagement de marchés à bétail ainsi que la restauration de milliers d’hectares de terres dégradées.
Ces interventions visent à améliorer durablement l’accès à l’eau, soutenir les activités agro-pastorales et restaurer la fertilité des sols.
Une approche intégrée de la résilience agricole
Le programme repose sur quatre composantes principales, incluant le renforcement des systèmes de production agro-sylvo-pastoraux, le développement des chaînes de valeur agricoles et pastorales, ainsi que le renforcement des institutions régionales et de la coordination du projet.
Cette approche intégrée vise à agir simultanément sur la production, la structuration des filières et la gouvernance du secteur.
Un impact attendu sur plus de 395 000 bénéficiaires
Selon les estimations, le projet pourrait toucher directement plus de 395 000 personnes, principalement dans les zones rurales.
Dans un contexte marqué par la variabilité climatique et la pression sur les ressources agricoles, cette initiative s’inscrit dans une stratégie de consolidation de la sécurité alimentaire et de développement rural durable.
La Rédaction

