À l’ouverture du prestigieux Salon de l’aéronautique du Bourget, cinq entreprises israéliennes de défense — Israel Aerospace Industries, Rafael, UVision, Elbit et Aeronautics — ont vu leurs stands entourés de cloisons noires. En cause : l’interdiction française d’exposer des armes dites “offensives”, une mesure décidée par les autorités françaises, malgré l’autorisation générale de participation au salon.
Une décision à forte charge diplomatique
Cette mesure intervient dans un contexte de tensions croissantes entre la France et Israël, notamment autour de la guerre à Gaza, de la perspective d’une reconnaissance de l’État palestinien par Paris, et des récentes frappes israéliennes contre l’Iran.
Israël dénonce une décision « scandaleuse » et politiquement motivée, affirmant que la restriction est intervenue après l’envoi du matériel en France et le déclenchement des hostilités avec l’Iran. De leur côté, les autorités françaises assurent que les règles avaient été fixées dès le départ : aucune arme offensive ne devait être présentée au salon. Le Quai d’Orsay affirme même que l’ambassade israélienne avait accepté ces conditions.
Un précédent en novembre 2024
Ce n’est pas la première friction du genre. Lors du salon Euronaval 2024, également au Bourget, la présence israélienne avait déjà suscité des débats. La justice française avait finalement autorisé leur participation de justesse, face aux pressions.
Un bras de fer diplomatique en toile de fond
Ce nouvel épisode illustre le durcissement du ton entre Paris et Tel-Aviv. La France semble vouloir affirmer sa position sur le terrain diplomatique et humanitaire, à travers un encadrement plus strict de la coopération militaire, en particulier dans un contexte de guerre élargie au Moyen-Orient.
La Rédaction

