L’Estonie a officiellement exprimé, mardi 15 avril, son soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le Sahara occidental, consolidant ainsi un peu plus le front diplomatique favorable à Rabat. Ce plan, présenté aux Nations Unies en 2007, est décrit par Tallinn comme une « base sérieuse et crédible » en vue d’un règlement durable du conflit.
Une visite inédite à Tallinn
C’est à l’occasion d’une conférence de presse tenue à Tallinn, lors de la première visite officielle d’un ministre marocain des Affaires étrangères en Estonie, que cette position a été formulée. Margus Tsahkna, chef de la diplomatie estonienne, s’exprimait aux côtés de son homologue marocain Nasser Bourita. Il a également exhorté d’autres pays à adopter une position similaire, saluant les efforts de Rabat et soulignant l’importance d’un règlement « concerté » entre les parties.
Un appui européen de plus
L’Estonie s’inscrit ainsi dans une dynamique diplomatique plus large menée par le Maroc et soutenue par une série de pays en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique latine. Cette mobilisation repose sur la volonté de Rabat d’intégrer la région du Sahara dans sa souveraineté nationale tout en lui garantissant un statut d’autonomie. Un équilibre que le roi Mohammed VI défend activement sur la scène internationale.
Référence à l’ONU
Tallinn a également mentionné la résolution 2756 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée fin 2024, qui souligne l’existence d’une « dynamique favorable » et appelle les parties à faire avancer les négociations. Le soutien de l’Estonie est perçu à Rabat comme une victoire supplémentaire de la diplomatie marocaine, patiemment construite autour d’alliances et de coopérations bilatérales.
Un signal politique fort
En rejoignant les soutiens au plan marocain, l’Estonie envoie un message politique clair : la stabilité de la région passe par une solution pragmatique, et le plan d’autonomie apparaît aujourd’hui comme la voie la plus réaliste pour sortir du blocage. Ce positionnement renforce la légitimité du Maroc sur le dossier et met davantage en lumière l’isolement croissant du Front Polisario sur le plan international.
La Rédaction

