Depuis mi-décembre, une marée noire d’une ampleur inquiétante frappe le sud-ouest de la Russie et la Crimée, suite au naufrage de deux pétroliers. La pollution, qui continue de se propager, menace l’écosystème local et met à rude épreuve les capacités de réponse des autorités et des volontaires mobilisés.
Un accident majeur dans le détroit de Kertch
Le 15 décembre 2024, les pétroliers russes Volgoneft-212 et Volgoneft-239 ont fait naufrage lors d’une tempête dans le détroit de Kertch, reliant la mer Noire et la mer d’Azov. Ces deux navires transportaient un total de 9 200 tonnes de mazout, dont près de 40 % auraient été déversées en mer. Ce désastre a rapidement transformé les eaux du détroit en une zone de crise environnementale.
Des plages contaminées en Russie et en Crimée
Selon le ministère russe des Situations d’urgence, de nouveaux sites contaminés par des hydrocarbures ont été identifiés, notamment près de la plage de la ville de Kertch et dans les environs du lac Tobetchiskoe, au sud de la Crimée. Sur les côtes russes, la station balnéaire d’Anapa est également touchée. Jusqu’à présent, environ 73 000 tonnes de sable pollué ont été retirées sur des dizaines de kilomètres de plages, mais les estimations indiquent que 200 000 tonnes de sols pourraient avoir été affectées.
Une mobilisation insuffisante face à l’ampleur des dégâts
Des centaines de bénévoles, équipés de combinaisons de protection blanches et armés de simples pelles, s’activent pour extraire le sable souillé. Cependant, des scientifiques ont pointé du doigt en décembre l’insuffisance de leur matériel face à l’ampleur de cette catastrophe. Les images diffusées par les autorités montrent des efforts impressionnants, mais largement insuffisants pour endiguer la marée noire et ses effets sur l’environnement.
Des inquiétudes croissantes pour l’écosystème
Le président russe Vladimir Poutine a qualifié cet événement de « catastrophe écologique » lors d’une déclaration le mois dernier. Son porte-parole, Dmitri Peskov, a reconnu que l’ampleur des dégâts causés à l’environnement restait difficile à évaluer. Les conséquences sur la faune marine, les zones de pêche et les écosystèmes côtiers pourraient durer des années.
Malgré les efforts de nettoyage, la pollution continue de s’étendre, suscitant des craintes pour les habitats naturels de la région. L’urgence d’une réponse mieux coordonnée et équipée semble impérative pour limiter les dégâts de ce désastre.
La Rédaction

